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Mewilo
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Last Update : Sunday 17 July 2022 at 20 h 55

MANUAL n° 1

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Manual n° 1 in PDF format
Notice en français (15 pages).

Manual n° 2

MEWILO est le nom d'un des personnages que vous rencontrerez peut-être, en tentant de résoudre cette fascinante énigme qui prend place dans le décor flamboyant de la Martinique de 1902. LA MONTAGNE GRONDE... ... à ST PIERRE tandis que vous, parapsychologue renommé, débarquez le 7 mai 1902, convié par Geneviève et Michel HUBERT-DESTOUCHES pour élucider une affaire de "zombi" qui hante leur habitation. UN TERRIBLE SECRET... ... est enfoui au coeur de la Montagne et dans la mémoire d' une société antillaise souffrant encore des séquelles de l'esclavage aboli trop récemment. DES LIEUX PRIVILEGIES ───────────────────── Utilisez la souris, la manette ou les touches fléchées, pour vous déplacer dans les différents lieux indiqués sur des plans présents à l'écran. Un plan principal du Nord de la Martinique est disponible à tout instant : déplacez le *colibri (curseur) sur l'*hibiscus (en bas de l'écran à gauche) et cliquez. Suivant les lieux où vous vous rendrez, vous obtiendrez des plans secondaires qui permettent les déplacements à l'intérieur de la ville ou d'une maison. Cliquez sur le lieu souhaité (salon, cathédrale...) . DES PERSONNAGES PASSIONNES ────────────────────────── Vous rencontrerez de nombreux personnages qui vous aideront si vous savez délier leur langue.Soyez attentifs! Ils ne parlent qu'une fois. Certains d'entre eux vous mettront à l' épreuve, en testant votre perspicacité (devinettes créoles) ou votre connaissance du pays. Prenez- donc soin de vous documenter avant le départ. Exemple: *Man Cécé sur le port, vous demandera l'ingrédient qui manque à la recette incomplète du *calalou que vous avez entre les mains. Tapez alors la réponse attendue au clavier puis validez. Des objets vous seront utiles au cours de votre enquête. Prenez-les en cliquant dessus. Soyez curieux mais pas trop! Certains dangers sont mortels. ATTENTION A LA CONFRONTATION AVEC LE ZOMBI... Vous pouvez quitter le jeu ou recommencer à tout instant il suffit de cliquer sur la flèche en bas à gauche du plan principal. Un score vous permet de contrôler votre taux de progression. Max=99 * PETIT DICTIONNAIRE DU CREOLE ────────────────────────────── Béké(e): Blanc descendant d' anciens colons. Calalou: Herbage et nom de la soupe la contenant . Colibri: Oiseau-mouche. Corossol: Gros fruit tropical à chair blanche juteuse. Da: Nourrice. Gaule: Robe ample et longue Habitation: Exploitation agricole des békés propriétaires terriens. Hibiscus: Fleur tropicale. Mahogany : Acajou. Man: Apellation familière et affectueuse. Diminutif de maman. Manicou: Mammifère de la forêt martiniquaise. Marron: Esclave fugitif. Mulâtre: Résultat du premier mélange entre Blancs et esclaves. Mulâtresse: (Féminin de mulâtre). Désigne aujourd'hui une classe sociale. Ouélélé: Pagaille. Quimbois: Sort, philtre. Quimboiseur: Sorcier craint et respecté. Séancier: Guérisseur, rebouteux, sage. Soukougnan: Forme ailée d'un individu ayant pactisé avec le Diable. Trigonocéphale:Serpent venimeux. Vetiver: Plante arômatique. Zombi: Esprit, revenant, fantôme (mot d'origine africaine). Pour en savoir plus: ──────────────────── Tapez 3615 KOKO sur votre Minitel et choisissez la rubrique "Méwilo", vous obtiendrez des informations complémentaires sur l'environnement du jeu et vous pourrez échanger des messages entre joueurs (SOS, conseils...etc). MISE EN ROUTE ───────────── Sur THOMSON: TAPEZ "RUN AUTO.BAT" Sur AMSTRAD: TAPEZ ¦ CPM puis LOADER (¦CPM s'obtient en tapant sur SHIFT et @; sur clavier AZERTY on obtient ùCPM ) Sur ATARI: 1) Insérer la disquette programme "LOADER". 2)Ouvrir ensuite le fichier LOADER.PRG. 3)Changez de disquette quand la demande apparaît à l'écran. Sur Compatibles PC: 1) Insérer la disquette programme "LOADER" . 2)Tapez "LOADER "puis validez. Un menu vous demandant de sélectionner le type de carte graphique dont vous disposez apparaît. Faites votre choix. 3)Changez de disquette ou de face de diskette quand la demande apparaît à l'écran. EN CAS D'ERREUR OU SI VOUS UTILISEZ LE LOGICIEL AVEC UNE NOUVELLE CARTE GRAPHIQUE, EFFACEZ LE FICHIER CARTE.INF L'INITIALISATION DE VOTRE ORDINATEUR (tapez "DEL CARTE.INF") ET REPRENEZ EN 2). _______________________________________________________________________________ LES DERNIERS JOURS D'UNE MULATRESSE C'est regret, mais je vous annonce la mort de Man Kalinsia née Octavius CITRONELLE, fille d'Artagnan et fille d'Elmire. Elle mourut un jour de cendre et de pluie. Avec la pluie, sa vie courut au long des toits, bouillonna aux gouttières, s'exalta claire et froide depuis les caniveaux jusqu'aux vagues de La Galère où les requins apaisent leurs faims avec le sang de l'abattoir. Quant à la cendre, elle nous fatigua durant quelques semaines. Surgie d'un ciel ensoleillé en une sorte d'huile fine que rien ne pouvait sécher, elle s'accumula en franges verdâtres aux jointures des cloisons, assombrit la peinture des façades d'une tristesse retransmise au regard des enfants. Des crabes rouges avaient fui les canaux de la grand-rue du Mouillage, et on les vit envahir le Jardin Botanique, rassemblés à l'abord du jet d'eau, ou raser les murs de la Chambre de Commerce comme fascinés du décompte de la hautaine horloge. Quelques rats signalaient une angoisse en agitant les gouttières d'escalades éperdues. On se sentait cendré jusqu'au mitan du ventre, avec presque une menace de braise dans les battements du coeur. C'est sans exagérer, mais il suintait du tout-partout une telle mélancolie, que nous finîmes au quarante-et-unième jour par nous penser échoués au marais d'un sanglot. Si bien que nous avions parfois, dessous cette cendre obstiné, cette averse soufrée, cette brume muée brutale en une fin fine d'eau froide, des immobilités de crapaud dont la nécessité tout-de-même nous demeurait confuse. C'est au quarante-et-unième jour après sa mort et le début de la cendre, que l'on découvrit Man Kalinsia, non pas en cadavre, mais en vieille femme immémoriablement immobile, ainsi que la mer en l'absence d'alizés, étale, moirée, grave de patience. Nous la vîmes, pour la première fois, sans le mouchoir de madras qui lui couvrait la tête, allongée sur son lit parmi ses draps bleus, ses oreillers brodés d'une espèce d'initiales, sèche dans sa *gaule chiffonnée par les rêves. Au-dessus de son visage inhabité se découvrait, indécente, la cotonnade de ses cheveux ébouriffés d'une liberté tragique. Dans l'appartement, l'air pétrifié avait ranci sur une odeur de petite lampe à huile, de camphres et de mixtures médicinales largement périmées. Une poussière de temps perdu couvrait le *mahogany des meubles, les cloisons, les nappes, l'armoire parfumée aux racines de *vétiver, les photos, la machine à coudre et les casseroles, et même ces cahiers d'écolier où depuis une-deux temps, Man Kalinsia écrivait à quelqu'un perdu au fond d'elle-même. Le médecin nous apprit qu'elle était morte au naturel. Après un battement, son coeur s'était mis à penser, et au bout d'une idée, son cerveau avait trouvé manière de battre: plus sûr moyen, avait sentencié le docteur, de dégoûter la vie. Avant de délivrer le permis d'inhumer, il l'examina du bout d'un ongle, le nez dans un mouchoir alcoolisé qui lui ennivrait le regard sans rien alléger de ses nombreux soupirs.Il nous disait de la retourner, et nous la retournions. Il nous disait de lui lever le bras, de lui desceller la paupière, de lui dévoiler la poitrine, et nous nous exécutions comme sous hypnose, malades que la chair de notre malheureuse ne soit plus qu'un cuir sec sans mémoire du vivant. À terre de notre ville de ST PIERRE, nous l'avions toujours connue institutrice à cheveux blancs, porteuse d'une netteté impersonnelle, fleurant l'amidon et le savon vieilli. Nous la voyions digne, sévère à force de science incompréhensible, nous regardant avec la commisération que l'on aurait pour les damnés aperçus en géhenne. Son mari communiste venait parfois à sa rencontre aux abords de cinq heures (sorte de *mulâtre blanchi, bien en rides et raideur dessous un haut-de-forme et derrière un jabot, jamais suant malgré les pesées du soleil -on dit d'ailleurs qu'à sa mort il rattrappa si tellement ses années de non-transpiration, qu'il fut dans son cercueil comme une salaison dans les eaux du voyage), ou sinon Man Kalinsia s'en allait seule mais non d'un pas de solitaire, elle marchait pour ainsi dire vers l'ailleurs de sa vie, sans école, sans calcul, sans article et sans conjugaison, sans nous-mêmes négrillons à tête dure dont la seule intelligence était créole, c'est-à-dire inutile, nulle et non-avenue disait-elle. C'est à la mort de son mari que sa mort commença. Le zouave quitta son lit une nuit où la Montagne s'était mise en frissons, et on le retrouva sur le pont d'un vapeur de la Poste, recroquevillé dans une grande valise avec trois exemplaires de La Dépêche Coloniale Ilustrée, le cheveu poisseux d'une belle huile de coco. Man Kalinsia voulut respecter sa volonté: elle lui fit clouer un cercueil pour éléphant capable d'engloutir la valise mortuaire à laquelle personne n'avait touché, sauf peut-être l'abbé du bout d'une eau bénite. Le tout fut mené en caveau en grand déploiement de mulâtres francs-maçons aux manières influentes. Puis Man Kalinsia rentra chez elle, je veux dire dans la vieillesse car ce fut en même temps l'époque de sa mise en retraite, puis de cette solitude que saisonne pour un être l'âcre bourgeon d'une douleur interne. Depuis la place Bertin, nous la vîmes plus qu'en ombre à l'arrière des persiennes, n'émergeant au soleil que sous un châle tissé dans une dentelle mortuaire, à l'abri du parasol de deuil. Elle se rendait au Trésor pour des affaires de pension ou bien à tel guichet afin d'apposer nom et signature sur ces formulaires avec lesquels le Gouverneur mettait sous géométrie les moindres côtés de notre vie. Souvent on la vit sur le port fantômale seulement, et immobile. Il y eut un temps où elle sembla vivre en dehors du temps, ne pas vieillir, ne pas vieillir, comme prise en photo, tandis que ses négrillons d'anciens élèves devenaient des hommes à poils, rouleurs de tonneaux à l'embarcadère ou le plus souvent inutiles, stationnés autour de la fontaine Agnès, dans la rue des Bons Enfants ou sur les marches du Théâtre mis en relâche à chaque tremblement de la Montagne. Ils conservaient pour elle respect et déférence, des fois même ils évitaient son chemin, feignaient de ne pas la reconnaître, de crainte qu'elle ne les gronde au souvenir d'une addition inachevée. Il y eut un autre temps où on la vit en messe, elle, si savante, véritable ombre athée de son mari communiste, si éclatante de morgue contre le Ciel et l'Eglise lors des grands débats en berceuse de salon, on la vit agenouillée marmonnante, le regard plongé dans des flammes de bougies. Elle n'apparut jamais en confession, et jamais l'abbé ne compta sa langue dessous l'hostie, mais on la vit souvent à l'église du Fort, affairée d'adoration au pied des hautes statues. Mais cela ne prit pas au temps beaucoup de temps. Vint alors le désolant: cette maturité de la vieillesse qu'est l'agonie. Man Kalinsia mourut durant treize cent quarante quatre jours si l'on en croit la pagination de ses cahiers où sa belle écriture avait encré sa vie. Rien à dire du texte de ces petits cahiers d'école, bleus de couverture, que personne ne lut, exepté ce brigadier lors de la découverte du corps, qui en annôna deux-trois lignes, tourna quatre pages, changea de cahier puis annôna encore avec l'air indéchiffrable des imbéciles au devant d'un mystère. Et c'est lui qui en dénombra les pages écrites, 1344, et qui le nota même sur son calepin des constatations, comme invoquant par le délié soigneux de sa plume l'émergeance d'une signification de ce chiffre inutile. C'est pourquoi nous gardâmes 1344 dans la tête tandis que les cahiers rejoignaient les objets de Man Kalinsia et s'y perdaient dans la même poussière, la même inanité. Elle s'était mise à écrire au moment où la vie en elle-même ramassait ses affaires, car l'écrire crée toujours l'illusion de retenir les choses. L'encre, les mots, les phrases, entrèrent avec elles en conversation, vaine parole à soi-même pour se trouver soi-même, à tel point que des photos adjuvantes furent étalées au hasard de chaque pièce, à dire une existence brisée, mosaïque en éléments autonomes. Photos de rien qui disaient des époques, mieux des sensations, et qu'elle avait contemplé comme l'on prend refuge à l'innocence des regards des enfants. Il faut accroire que les sensations s'épuisèrent à mesure que le vernis des photos perdait de sa magie, et que le carton, les silhouettes figées en d'étrangères jeunesses lui dévoilèrent la vanité de ces photographes qui, eux aussi, se croyaient chasseurs triomphants des envols de la vie. Elle se replia donc sur ces ruines de mémoire, ô souvenirs, et perdit le sommeil dans un feuillage sans arbre, tout fugace: un moment, un visage, les doigts de l'organiste de la Cathédrale, un boeuf esclave du tournis de quelque moulin à sucre, le trouble d'un parfum, un goût de mélasse et de mandarine, le frisson d'une amour interdite à Fonds Coré, la tristesse de cette jeune fille békée escortée de matrones et dont le seul chemin n'amenait qu'à l'église, un rire, les longs bégaiements de l'espoir en ces obstinations. Etait-il possible que le témoignage de sa vie ne subsitât qu'entre les battements hésitants de son coeur, l'odeur canelle de ses aisselles? Elle le crut , en toute misère, et se mit à l'écoute de sa poitrine, le nez dessous le bras, pétrifiée dans la berceuse ou dans un coin du lit , sachant ce qu'elle était devenue, ce qu'elle avait été, arrosant de larmes une vacuité aride soudainement endémique dans ce qu'elle croyait être elle. C'est peut-être cela qu'elle voulut écrire, ou décrire, car l'écrire naît souvent d'une gageure. Et lire ces cahiers serait inutile, non pour cause de mépris, mais parce que l'écrire est toujours un échec. Si bien que personne ne se disputa l'héritage scriptural; une de ses filles revint d'un exil amoureux pour emballer une argenterie verdâtre, son garçon rafla le reste en vue d'agrémenter les locaux d'une Amicale morose. Ainsi, Man Kalinsia mourut au treize cent quarante-quatrième jour, basculée dans un vertige très lent répercuté par la Montagne. Quelques unes de ces chairs se décollèrent de ces os. A l'heure où la rivière Roxelane devint une coulée chaude, elle eut les orteils qui s'écartèrent comme à l'extraction jouissive d'une chaussure, ses yeux papillonnèrent sur des fumerolles aux couleurs anciennes, des nuées de rouges ardents. Elle se sut en mort naturelle lorsque fuyant les perditions de cet esprit végétatif, ses ongles s'allongèrent très vite. Tout ceci pour vous dire, parents, amis, alliés, gens de bonne foi et autres qualités, d'être nombreux, et de bonne heure, aux processions de l'enterrement, le 8 Mai 1902, car Man Kalinsia éprouva longuement ce que la plupart d'entre nous connaîtrons tôt ou tard, cette détresse de savoir qu'en accident ou naturelle, solitaire ou collective, dans le noir du sommeil ou la clarté des vigilances séniles, oh la mort est injuste! Patrick CHAMOISEAU Novembre 1987 Fort-de-France _______________________________________________________________________________ EDITIONS CONSULAIRES 24, rue Saint Gilles 75003 Paris- Tel: 42.72.43.43 LES DELICES DE LA CUISINE CREOLE ──────────────────────────────── Cette remarquable encyclopédie en 6 volumes luxueusement présentée, ilustrée de 5000 photos couleur, contient 650 recettes savoureuses teintées de Régionalisme ou la Tradition se mêle à la création. Elle montre par de nombreux exemples illustrés les mille et une façon d'utiliser les Produits de la Terre des Antilles. Les Délices de la Cuisine Créole ont été primé à deux reprises en 1984 et 1985 de la "Médaille d'or de la Chambre Européenne pour le Développement du Commerce de l'Industrie et des Finances" et retenue parmi les dix livres de la sélection finale du jury du Prix Curnonsky, organisé par Cuisine et Vins de France. LE CALALOU Extrait de la coliection "LES DELICES DE LA CUISINE CREOLE" Recette pour 6 personnes ──────────────────────── Economique. Assez facile à réaliser. Temps de préparation: 1 h. Temps de cuisson : 45 mn Votre marché ──────────── - 3 paquets d'épinards et de calalou - 5 pieds de cive - 250 g de poitrine fumée - 1 citron vert, 1 oignon - 2 queues de porc salées - Thym, persil, ail, piment - 6 crabes - Sel, poivre, girofle 1. Faire cuire les épinards-pays et le calalou. Passez-les au moulin à légumes après les avoir égouttés. 2. Faire cuire les morceaux de poitrine fumée aux trois-quarts ainsi que les queues de porc coupées en rondelles. Une fois les crabes bien et cassés, faites les vivement saisir à l'huile bouillante. 3. Les crabes bien rissolés, ajoutez les queues de porc et la poitrine fumée cuites aux trois-quarts. 4. Incorporez les cives, oignons, ail, piment, persil hachés, ainsi que les clous de girofle et le thym. Faites bien revenir le tout. 5. Ajoutez votre purée d'herbage et laissez cuire à feu doux pendant environ 15 minutes. Une fois la cuisson terminée, incorporez la graisse de crabe. 6. Rectifiez, l'assaisonnement en sel et poivre et pressez un jus de citron. Ceci est le Calalou tel qu'on le prépare en Guadeloupe. En Martinique est rajouté un ingrédient. Quel est-il ? Donner la réponse à Man Cécé.


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