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GAME -> Action
© Ocean Software (1987)
17.18 / 20.00
 
 
Head Over Heels
cpc
 
 

Game Review

- PRESENTATION -
Ecran Titre
Avant d'attaquer, je dois vous mettre en garde. Dans un souci d'impartialité, je m'efforcerai d'être objectif et de freiner mon enthousiasme dans la mesure du possible, le souci étant le fait que je me propose de tester LE jeu qui, à mes yeux, est tout simplement le meilleur de tout le catalogue du CPC (ouais, z'y va l'autre, avec ses gros sabots...)
Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec moi, et je respecte votre choix. Moi, ma messe est dite, et ce depuis ce jour de 1987 où un certain gamin a inséré une disquette marquée "Ocean's all star hits n°2" dans la fente du lecteur de disquette de son CPC6128 (C'est dingo comment ça peut vous marquer, ces petites choses!!!).
Okay, okay, fini le prêchi-prêcha, place au test.


- HISTOIRE -
Ecran Jeu
La notice du jeu nous conte une histoire sympathique : Dans une galaxie lointaine, un empire du mal dénommé Dentnoire (Blacktooth) basé sur une planète tient sous son joug quatre autres mondes : Egyptus, Pénitencier, Safari et le Monde du Livre.
Afin d'y lever une rébellion, une planète nommée Liberté envoie en mission un espion sous la forme d'un binôme formé par deux créatures, baptisées Tête et Jambes, lesquels ressemblent à de mignons toutous. Leur mission consiste à retrouver dans chacun des mondes soumis une légendaire Couronne Perdue, qui permettra de renverser la dictature locale.
Hélas, nos deux espions canins ont bien vite étés capturés, séparés puis enfermés dans des geôles séparées sur Dentnoire. C'est ici que commence le jeu....
En tout cas, on ne pourra pas reprocher un manque d'originalité au scénario.


- LE JEU -
Autre écran
Précisons quand même que Head over Heels est un jeu à un joueur édité à l'époque par Ocean Software, réalisé par Jon Ritman, Bernie Drummond,Guy Stevens et F. David Thorpe, sorti originellement en 1987. Une fois le jeu chargé (il charge une seule fois), vous vous retrouverez face à un écran titre chargé d'options. Vous aurez la possibilité de zapper les rares musiques du jeu (oh non!), les effets sonores ou, luxe ultime, de configurer les touches du clavier à votre convenance, le jeu étant également jouable au joystick. Les plus observateurs auront remarqué qu'il s'agit du même écran titre que Batman, avec les mêmes options, ces deux jeux étant édités par Ocean.

Une fois vos choix faits, un écran vous montrera les cinq couronnes du jeu sur le thème principal, et vous voilà plongé dans le vif du sujet ! Le jeu se présente sous forme de salles (env.300 pour la totalité du jeu), représentées en 3D isométrique dans lesquelles se déroule l'action.
Pour bien commencer, il vaudrait mieux un peu s'entraîner, nos deux toutous étant bien différents en ce qui concerne leurs capacités.
Tête est ainsi capable de sauter très haut, de planer doucement et de se diriger en l'air. Il pourra plus tard utiliser une arme, un étrange sifflet qui utilise pour munitions des donuts (originalité, quand tu es là...) et immobiliser les ennemis. Il est en revanche particulièrement lent.
Tout le contraire de son acolyte, Jambes. Ce dernier est incroyablement véloce, mais peu habile au saut et totalement désarmé. Il aura par contre la faculté inestimable de pouvoir transporter un objet dans son sac (qui ressemble à un gros porte-monnaie!). Bien entendu, vous pouvez passer de Tête à Jambes et vice-versa et ce à tout moment, sur simple pression d'une touche.

Une fois familiarisé avec les mouvements et possibilités de vos 2 compagnons, en route. Vous aurez nombre d'endroits à visiter et de pièges à éviter : Sols électrifié, grille-pain, mini-volcans, créatures diverses, séances de plate-forme millimétrées, tapis roulants, trappes, etc.... Un seul faux pas ou contact ennemi et vous perdez une vie, dur dur la vie de révolutionnaires à poils!!!
Heureusement, des bonus se présenteront à vous sous forme de lapins en peluche : Double saut pour Jambes, vélocité pour Tête ou invincibilité pour les deux, ces pouvoirs étant hélas temporaires. Vous trouverez également des donuts/munition, des objets pour progresser en hauteur tels que les cubes ou les ressorts, des interrupteurs, des vies supplémentaires et d'étranges poissons dits de réincarnation, ces derniers servant de point de sauvegarde si vous épuisez votre réserve de vies, à condition que le poisson en question soit bien remuant. Vous pourrez également vous téléporter via des tourne-disques disposés ici et là. Bref, le dépaysement est total !!!
Courage, la première grande récompense sera un énorme soulagement quand deux vos amis se retrouveront sur la place du marché : ils pourront en effet s'assembler pour former un seul personnage, cumulant les points forts de chacun et pouvant se séparer à volonté; C'est à ce moment que débutera la seconde partie du jeu....


En effet, vous aurez à ce moment le choix entre vous enfuir lâchement ou bien vous pourrez tenter de rendre leur liberté aux quatre mondes soumis en y retrouvant leur Couronne Perdue respective, la Couronne de Dentnoire n'étant accessible qu'une fois les quatre autres en votre possession.
Ainsi, vous aurez à escalader la montagne du Pénitencier, avec des sauts qui ne pardonnent guère, Egyptus qui fait penser à la visite d'une pyramide, Safari et ses blocs ultra-énervants qui disparaissent (trappes) et enfin le Monde du Livre, planète bibliothèque à l'ambiance typée western. Comme vous le voyez, il y a du pain sur la planche et largement de quoi faire avant de s'ennuyer.


- CONCLUSION -

Au final, Ocean nous a certes pondu un jeu très proche de Batman ou de Knight Lore, leurs précédentes productions. Et alors ?
Alors certes, il a bien sûr quelques défauts, comme certains passages très frustrants ou les sauts réglés au millimètre, ce qui est la conséquence de la vue en 3D isométrique, ou fausse 3D comme on disait autrefois.
Mais, comment peut-on honnêtement résister au scénario, à la bouille rigolote de nos deux amis chiens, au système de jongle entre les deux, au plaisir qu'on éprouve en franchissant une salle difficile même si la suivante l'est encore plus, ou à la joie incroyable de pouvoir enfin mettre le doigt sur une couronne perdue ?
Ajoutez à cela de multiples détails, comme les graphismes d'une agréable fraîcheur en quatre couleurs (mode 1 oblige) et les décors qui changent au gré des mondes traversés, le thème du monde où vous vous trouvez étant joué à chaque franchissement de porte (celui du marché est particulièrement amusant), les effets sonores discrets, peu nombreux, mais efficaces, ou encore la durée de vie du jeu qui, sans être insurmontable, vous fera passer de nombreuses et agréables heures en compagnie de nos deux canidés de pixels.
Le jeu cumule de nombreuses qualités, Ocean ayant su renouveler le genre avec brio.
Aussi, contrairement à d'autres jeux qui n'ont pas si bien vieilli que cela, Head over Heels s'en tire admirablement. Il peut également se vanter d'avoir eu droit à un remake assez récemment, lequel se contente de rajeunir graphismes et musiques, le jeu en lui même n'ayant pour ainsi dire pas changé.
Oui, Head over heels est, et restera toujours mon jeu CPC préféré. Il est déjà culte en Angleterre, sa terre d'origine, et si son test fût pour moi l'occasion d'y rejouer, c'était tout comme à chaque fois que j'ai pu le lancer, je m'en suis régalé. Exactement comme il y a bien longtemps, un jour de 1987 où un gamin a chargé une disquette qui......

Monty, Little fandog forever...

Game Review n° 1

AMSTAR, n°9, MAI/JUIN 1987
(Real size : 1089 * 1473 px) = 412.6 Ko

Game Review n° 2

Amstrad Magazine, n°23, JUIN 1987
(Real size : 2511 * 3326 px) = 615.55 Ko


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